Affichage des articles dont le libellé est EP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est EP. Afficher tous les articles

BLANKET RULE EP - BRETON


Il y a quelques semaines, un ami à moi, plutôt petit et blond, m'a fait découvrir Breton
Breton est un groupe d'électro rock unique en son genre. On aurait pu croire en l'arrivée de nouveaux petits frenchys tout droit venu de Bretagne, mais malheureusement ces garçons sont anglais, et plutôt fier de l'être... Ils sont surtout les auteurs du BLANKET RULE un EP fantastique, novateur et... gratuit
Cette gratuité définirait presque l'état d'esprit de ce groupe qui ne cherche pas forcément à vendre des tonnes de disques mais plutôt à se produire sur scène le plus souvent possible.
Lucides en ce qui concerne l'avenir du disque, c'est à dire pas grand chose, ils s'en amusaient même avec leur précédent EP SHARING NOTES. Ils proposaient un support interactif, où l'on pouvait rejouer les morceaux soi-même avec un synthétiseur. Une idée folle mais un énorme coup de com'.
On pourrait croire que leur jeunesse et leur originalité sont leurs seules armes mais Breton c'est surtout une expérience hors du commun à la limite de la musique expérimentale.
Plus haut, je définissais la musique de Breton comme électro rock, mais c'est seulement l'étiquette qu'on essaye de leur coller. Les sonorités du BLANKET RULE EP voyagent entre new punk, pop, hiphop et électronica. De quoi ravir tout le monde.

Sa-vou-rez !



Yann BENOIT

SUNDAYS (EP) - KID BOMBARDOS


Les Kid Bombardos ont en quelque sorte accompagné notre adolescence de blogueur assidu en sortant de leurs caves bordelaises en 2009 lorsque qu'éclot Round The Bend un premier EP de grande facture qui nous régalait de son âme chaleureuse et de ses influences admirables. Deux ans plus tard, ces mêmes bordelais - toujours les trois frères Martinelli et leur pote - nous offrent un nouvel EP (Sundays) comme un prémisse à l'album à venir. Avec cette sortie le 9 Mai dernier - accompagné d'un release party au Point Éphémère - il est temps de faire le point sur l'avancée de ces talented kids.

Dès les premières notes de Sundays - le titre éponyme qui ouvre l'EP - l'impression de noirceur que nous donnait l'artwork est balayée par une irrépressible envie de danser le twist, exactement comme en 2009 avec le premier EP - avec cette fois un swing plus abouti du fait de l'expérience. Le riff est indéniablement plaisant et les influences palpables également : on sent toujours ces enfants des caves bordelaises portés par les Strokes notamment. Mais ce qui pourrait être une influence lourde et malmenée se plaît ici en apportant une touche de déjà vu plus mordante qu'agaçante. Une fois passé ce titre d'ouverture plaisant mais pas transcendant, il faut laisser place à Wake Up  un titre dansant sur lequel l'on sent les Kids s'envoler vers des paysages plus personnels. Mais il faut attendre The Son I Never Had pour se laisser porter avec eux dans ce qui semble être une mise au placard des influences pimpantes propice à l'épanouissement d'un univers pire que séduisant. C'est alors que nos Kid Bombardos sortent de leur terrain de prédilection en proposant un The Night, The Light plus jazzy doté d'une ambiance apaisante tel un vrai morceau de crooner. 
Pour terminer en beauté, les Kids font résonner leur talent sur le rythme de Flat Sounds , incroyablement dynamique et empreint d'une jeunesse loin de tout cliché, simplement embellie de son individualité indéniable.

A la fin, on en voudrait bien un peu plus alors on se contentera d'écouter ce Sundays EP en boucle jusqu'à la sortie de l'album, désormais convaincus de l'efficacité incroyable dont il pourra être doté.

Jessyka

Virgin / The World - The Crâne Angels


The Crâne Angels, autant vous le dire tout de suite, réunissent tout les éléments qui conduisent au coup de cœur chez Take A Drag Or Two : des mélodies tubesques, une bonne humeur ambiante, un sens aigu du groupe et cette petite touche d'éclat qui nécessite plus qu'un bref descriptif peuplé d'adjectifs creux pour être décortiqué.

D'abord, les Crâne Angels sont bordelais ! C'est un détail non négligeable quand on sait que la ville mérite une reconnaissance semblable à celle de son vin concernant la scène musicale qui y éclot ! Ensuite, ils sont nombreux : treize, pour être précis, et c'est certainement ce qui fait le charme de cette étrange chorale. On a donc onze chanteurs et une ribambelle d'instruments : une batterie, une basse, deux guitares électriques un clavier et une trompette.

Aussi nombreux soient-ils, nous séduire avec seulement deux titres (qui constituent leur premier 45 tours!) résulte toujours de l'exploit ! Ils ouvrent le bal avec Virgin et on comprend bien vite que s'il l'on devait symboliser les Crânes Angels ce serait certainement avec treize sourires alignés puisque c'est un bonheur ingénu (certainement le plus séduisant) et cohérent qui teinte le morceau. Même dans les passages les plus calmes, ils nous font sentir qu'il s'agit d'un simple repos, d'une prise de souffle avant d'autres éclats de joies immenses, d'autres rayonnements qui nous avaient déjà séduits chez les Bewitched Hands, Local Natives ou encore Fleet Foxes !
Sur The World, on ressent nettement mieux l'aspect chorale du groupe avec des effets de voix enfantins mais toujours teintés de ce même bonheur qui nous ôte le souffle, nous prend à la gorge dans un éclat de rire, nous invite à sourire franchement.

Définitivement, les Crâne Angels font partie de ces groupes que l'on aime car ils savent extraire l'exaltation de la musique, diffuser le bonheur et nous envoûter par leurs petits actes de sorcellerie vocale.

Jessyka

LOVE FULL OF HANDS (EP) - AMELIE


Il aurait été tout a fait déplacé de notre part de ne pas faire apparaître ici une chronique d'un EP qui contient un homonyme du titre ayant inspiré le nom de ce blog : Run Run Run. Mais il serait encore plus déplacé de s'arrêter à la simple écoute de ce morceau, issus de l'EP Love Full Of Hands d'Amélie, histoire d'être sûr qu'il ne s'agit pas d'une énième reprise sans grande fougue, car cet EP six titres nous révèle une artiste tout à fait brillante, aussi bien dans son timbre que dans les douces harmonies scintillantes qui viennent éclater au creux de notre oreille attendrie.

Love Full Of Hands est le troisième opus d'Amélie, qui fait office d'entracte avant le troisième album prévu pour Septembre 2011. A la première écoute, on a plutôt l'impression de prêter oreille à une succession de singles, à un Best Of de fin de carrière plutôt qu'à un EP faisant transition d'un album à un autre.
Chaque titre nous plonge un peu plus profondément dans l'univers de la jeune lilloise qui sait s'imposer parmi les innombrables jeunes filles se livrant à l'exercice de la pop en faisant fi d'une véritable originalité. S'il ne fallait retenir qu'un titre pour prouver l'originalité d'Amélie, ce serait Lost Seasons, où elle pose sa voix saccadée sur un rythme aussi soutenu qu'incongru de fanfare. L'association est osée, révèle les amateurs de kitsch qui se cachent en nous mais surtout nous fait sortir des cases de style imposées aux artistes et l'on y prend un malin plaisir, à écouter cette musique qui ressemble à la fusion entre l'esprit sixties et une fanfare de village. Ici, la fanfare de village acquiert une crédibilité insoupçonnée et permet à l'esprit sixties de ne pas apparaître comme un cliché bien trop usé dans le milieu de la musique.
L'esprit sixties est particulièrement bien exploité sur Everywhere you will lay your head down , 4min10 d'une voix délicieuse sur un rythme reposant : le titre apaise quand la voix d'Amélie renvoie une émotion torturée, une opposition divinement féminine.
Mes derniers mots iront bien sûr à Run Run Run : magnifique orchestration de l'énergie, superbe mise en musique d'un bonheur simple et immédiat, aussi ravageur que le sourire qui illuminera votre visage à l'écoute de cet EP.

Jessyka

RHYME & TREASON EP - GAOLER'S DAUGHTER


You look so ugly when i look through my angry eyes

Depuis la dernière fois que nous avons parlé des Gaoler's Daughter, beaucoup de choses ont changées dans la vie du groupe. Ils ont quitté leur label, 360 Degree Music, et continuent de tracer leur route sans label.
Cela ne les empêche pas de sortir, le 15 Novembre prochain, un EP intitulé Rhyme & Treason et de nous prouver qu'il s'agit bien ici d'un groupe au songwriting impressionant.

La force de ce groupe se situe sans hésitation dans la maîtrise de l'émotion. On pense bien sûr en premier choix à la voix de John Sterry, scintillante et d'une maîtrise certaine, c'est la voix d'un poète que l'on ented sur ces quatre titres. Les Gaoler's Daughter font bien évidemment partie de cette scène londonienne qui accorde encore de l'importance aux paroles et vous racontent autant d'histoires qu'ils ne composent de chansons.
Mais dire que la musique est délaissée au profit des paroles serait une erreur, car ces musiciens portent dans leur bagage musical l'héritage de leurs formations passées (No Picasso, Littl'ans, Larrikin Love et Letters From London) et réussissent ici le pari de réexploiter cette expérience mais en y intégrant toute leur sensibilité.
Rhym & Treason est un EP aux envolées lyriques fréquentes et qui prend au coeur sans tomber dans le ridicule sentimental.

Jessyka

Rhyme & Treason EP - Sortie le 15 Novembre sur iTunes
Photos par James Looker

Misty Socks, la récidive


Ça fait déjà un moment que les Misty Socks sont sur notre liste des groupes français qui font la différence. Mais on ne vient pas vous parler du groupe avec du retard, puisqu'ils sont même déjà passés en interview chez TEA , groupe angevin de talent oblige ! Si l'on vous parle des Misty Socks aujourd'hui c'est que le trio a sortit 4 nouveaux titres, de quoi vous faire entrer dans l'été avec le sourire.

Le groupe affirme que leur but principal est de faire danser les gens, et bien c'est mission accomplie avec leurs nouveaux titres, bientôt disponibles sur leur myspace, où vous pouvez déjà écouter deux titres.
On entre en matière avec Jealous Friends, qui nous rappelle que le groupe sait y faire en matière de pop-rock : un refrain lancinant, un rythme dansant, un contraste parfait entre une voix féminine et masculine et un accent anglais qu'on leur envie.
Le voyage continue avec la perle parmi les perles : Collide. C'est le titre ravageur de l'été : Clémentine ne s'arrête jamais de nous chanter ces paroles, que l'on se hâte d'apprendre par coeur, avec une redoutable efficacité. Le refrain nous trottera dans la tête bien longtemps après l'avoir écoutée.
Slow Motion est, comme son nom l'indique, plus calme, comme une soirée d'été passée avec quelques amis autour d'une piscine. L'ambiance reste joviale et l'on a toujours envie de danser, dans un format un peu plus réduit puisque le titre ne fait pas même 3 minutes.
Le dernier de ces nouveaux titres est Lady Rodeo, un titre à l'ambiance teintée de nostalgie mais toujours sur cette même ligne d'horizon festive et estivale.

On espère que vous êtes prêts à danser sur du Misty Socks cet été, parce qu'ils ont tout pour vous faire bouger.

7" EP - Cults


Aujourd'hui, on voudrait attirer votre attention sur un groupe dont on vous a, en fait, déjà parlé. Il s'agit de Cults, le groupe qui faisait la première partie des Willowz lors de leur tournée française.
On ne sait pas très bien qui sont les Cults : certains parlent d'un groupe séparé qui ce serait réformé pour la tournée, d'autres d'un side-project des Willowz... Le mystère plane autour d'eux.

En fait, il s'agit d'un duo composé de Madeline Follin et de Brian Oblivion : ils ont 21 ans, ils vivent à New York et étudient le cinéma. Dans cette courte présentation, on révèle aussi le mystère de leur musique qui est un soul new yorkaise à l'ambiance cinématographique d'une autre époque.

Dans leur 7" EP (en téléchargement ici) ils capturent l'esprit des années 60 en mélangeant pop et musique expérimentale. Comme la musique expérimentale, le son des Cults nous emporte, nous apaise et on se laisse envahir par le son du xylophone (Go Outside) et la douce voix de Madeline qui nous raconte des histoires.

Voilà donc un duo qui se prépare à faire parler de lui, et ce ne sera pas sans raison.


Jessyka

Le rendez-vous français - Music Is Not Fun


Chez Take A Drag Or Two, on a toujours beaucoup aimé les Music Is Not Fun. Peut-être parce que, comme The Cat Claw, ils sont lyonnais. Peut-être aussi parce qu'on a eut la même idée de Calendrier de l'Avent sans se concerter. Sûrement aussi parce qu'ils le méritent, pour toutes les raisons déjà évoquées dans la chronique de leur premier album British Rendez-Vous.

Ce qu'on avait aimé dans leur album, donc, c'est cette inspiration anglaise 100% affirmée qui sentait bon la sauce HP et les bottes de pluie. Mais les quatre garçons de MINF ne sont pas du genre à rester coincés dans une image préfabriquée qui finirait par s'éloigner de leur identité propre. Leur originalité ils nous la prouvent en sortant, lundi dernier, un EP entièrement en...français!

Cet EP surprenant comprend trois titres de l'album adaptés en français et trois nouveaux titres. Ainsi Do You Love (My Shoes) ? devient Mes Shoes, Hey Hey Hey devient logiquement He He He et Down In The Club est sobrement rebaptisée Le Club. Ces trois adaptations surprennent mais sont très agréables notamment Mes Shoes dont on appréciera aussi le clip ! Cependant, on ne niera pas préférer les versions anglophones des titres.

Les trois nouveaux titres peuvent être qualifiés de réussis. Sur So(phie) on apprécie la voix posée de gentleman, sur Le Mans c'est la diction lente et les mots alignés sans verbes qui jouent le jeu de la séduction.
Enfin, s'il y a une perle sur cet EP c'est bien Les Derniers qui met à l'honneur la langue française et qu'on imaginerait même pas dans une version anglophone !

Les Music Is Not Fun signent donc un EP plein de surprises prouvant que la langue française a encore sa place dans la musique.

Jessyka