STRANGE MOOSIC - HERMAN DUNE


L'on aura eut le temps de s'impatienter depuis 2008 et Next Year In Zion jusqu'au mois dernier, pour entendre comment évoluerait le très apprécié son d'Herman Dune. Depuis la sortie de Strange Moosic le 23 mai dernier, l'album s'est déjà usé sur nos platines et les paroles viennent frapper tout naturellement nos lèvres avec entrain à chaque début de piste. L'on vous fait donc la chronique d'un disque que l'on s'est tendrement appropriés, dans l'espoir qu'il soit très vite vôtre.

La première impression produite par cet album est celle d'une éternité bien présente : printemps et jeunesse planent sur ce disque en relevant bien plus de l'impression subjective que du cliché usé et morne. Tout de même, les Herman Dune n'ont pas pris une ride et on les accueille comme de vieux amis - d'autant plus qu'ils amènent le soleil dans leurs poches trouées.
Après quelques écoutes, l'on est séduits par le lyrisme et les onirismes de ce disque aux paroles apaisantes : "You are a hero, you are off the hook, / I read you like a poem or a holy book." ; ce sont les premiers mots de l'album et du single Tell Me Something I Don't Know qui s'imposent avec une force représentative de ce savant mélange de poésie et simplicité après une introduction instrumentale ravissante.
Sur cet album, il semble que les membres d'Herman Dune se plaisent à renouveler un paysage musical mille fois abordé : on l'a dit pour cette impression d'éternité mais c'est également vrai pour l'esprit folk qui enveloppe l'album. En effet, le groupe renoue avec les préceptes de ce genre en nous racontant des histoires simples et universelles et réussissent à nous toucher à coup sûr (Be A Doll And Take My Heart, Lay Your Head On My Chest, Monument Park). Mais ce serait les sous-estimer grandement que d'attendre des Herman Dune qu'ils revisitent simplement ce genre ancestral, car l'on s'aperçoit très vite qu'ils apportent quelque chose de plus, quelque chose de vivant et poignant qui est la marque de ces individus qui inspirent le respect (Ah Hears Strange Moosic, Where is the Man ?, My Joy, Magician)
Pour nous émerveiller encore plus, le trio revisite le paysage américain à sa manière : l'ortographe "Moosic" du titre de l'album fait référence à l'accent du sud des Etats-Unis tandis que l'album a été enregistré à Portland, ce qui prouve qu'ils n'ont pas peur des frontières et nous inspire de grandes routes américaines ou du moins la route pour les festivals français, que nous ferons accompagnés de cette folk mystifié par des personnalités troublantes pour s'imprégner un peu plus de cette impression enivrante d'éternité.

Jessyka

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