ACOUSTIC JOYS - ELSA KOPF


Une jolie blonde, une guitare acoustique, des histoires d'amour... On a déjà vu ça par cent fois, mais si les clichés pouvaient se renouveler ?

Et oui, Elsa Kopf nous prouve en quelques trente-sept minutes que poésie et simplicité peuvent redevenir les armes de séduction des chanteuses à une époque où la vulgarité n'a que trop pénétré le monde de la musique, tout spécialement féminine. Ici, Elsa Kopf joue d'une simplicité qui émerveille et surtout elle ne ment pas comme elle aurait pu le faire avec le déballage d'une pseudo-pureté d'ingénue qui n'existe pas.
Acoustic Joys, c'est l'album d'une femme comme on voudrait en voir plus souvent : poétique mais surtout coincée entre deux époques : moderne par certains aspects, l'on sent tout de même sa musique imprégnée de nos belles idoles du passé. Alors en quelques écoutes on connait déjà par coeur la très vraie Mai en Moi, où le rythme poétique des mots d'Elsa est sublimé par une mélodie de fillette qui nous trottera dans la tête toute la journée.
Et puisqu'il faut en venir à la qualité majeure d'Acoustic Joys alors je vous dirais qu'Elsa Kopf nous offre un disque bilingue (anglais/français, gage de modernité et d'éclectisme) magnifiquement orchestré. On l'a dit, la jeune chanteuse sait bien jouer de la langue française mais pas que puisque Mai en Moi devient Me in May que l'on savoure tout autant, de même pour Larmes de Caramel que l'on redécouvre dans la langue de Shakespeare sous le nom de Candy Street, ballade pour nostalgiques de France Gall et admiratrices de Keren Ann.
Et que dire des titres exclusivement anglophones si ce n'est que l'on fond à l'écoute de ce crescendo vocal poignant qui fait tout le charme de The Ship et que l'on retrouvera le plaisir de danser comme maman sur le rythme ravageur de Nightwalk.

Alors oui, l'on peut être une jolie blonde aux yeux clairs et en plus exceller en musique. Ne soyez pas jalouses, prenez-là plutôt comme meilleure amie !

Jessyka

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