1969/2009

Depuis quelques années la mode tend vers le rock et, plus récemment, vers le style "bourgeois-bohème" ou "bobo" qui rappelle les années 60. Pas étonnant alors que le 40ème anniversaire du légendaire Woodstock Music and Art Festival ne soit pas passé inaperçu.
En effet, on a vu une belle opération marketing avec la sortie du coffret 4 DVD "Woodstock : 3 jours de musique et de paix" en édition remasterisée (la remasterisation est à la mode, les Beatles et les Stones y sont passés aussi).



Cependant, le gros coup marketing autour de Woodstock et tout ce Flower Power reste le film Hôtel Woodstock d'Ang Lee.

Synopsis : 1969. Elliot, décorateur d'intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l'État de New York, où il tente de reprendre en mains la gestion de leur motel délabré. Menacé de saisie, le père d'Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l'assurance alors qu'Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu'il est gay...Alors que la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu'une bourgade voisine refuse finalement d'accueillir un festival de musique hippie. Voyant là une opportunité inespérée, Elliot appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, 500 000 personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans l'aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération.



La surprise avec ce film c'est qu'on reste en dehors du festival, sans jamais apercevoir un bout de Jimi Hendrix. Et, finalement, c'est plutôt plaisant et on ne tombe donc pas dans l'hommage superficiel à un événement connu de tous.
L'attrait principal du film sont les personnages qui apportent de la fraîcheur au film et toute la diversité que peut représenter un événement tel que Woodstock. On assiste à une véritable confrontation entre les familles juives républicaines et les jeunes hippies. Et au milieu de tout ça il y a Elliot : assez jeune pour comprendre les hippies mais qui ne peut pas nier être issu de ce milieu traditionnel.


On trouve dans ce film une belle histoire de famille où la compréhension finit par se faire, peut-être grâce à ce flower power qui règne sur la maison des parents d'Elliot. La mère est avare mais finit par nous paraître attachante tant son histoire d'immigration nous semble difficile. Le fils finit par couper le cordon et arrête de se sentir redevable pour deux, car sa soeur ne voit plus ses parents. De plus, Elliot ne sait comment avouer son homosexualité et se sent comme piégé par sa famille. C'est un thème qui est cher au réalisateur Ang Lee et dont il sait parler sans en faire un sujet principal qui pourrait ennuyer.

L'enjeu économique est également souligné car ces hippies peuvent être également sérieux sur le plan de l'organisation, qui nous est présentée étape par étape, et du financement. En effet, l'argent occupe une place importante dans le film puisque chaque habitant du village cherche à tirer profit de l'événement, en particulier la mère d'Elliot qui nous faire rire avec tout ses excès pour augmenter ses bénéfices.

Hôtel Woodstock est donc un film sympathique qui peut être prit à différents degrés : on peut y voir un film léger ou le portrait d'une génération perdue.

Jessyka

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