Away We Go

Plus loin ils vont et plus on rit.

Synopsis : Lorsque Burt (John Krasinski) et Verona (Maya Rudolph) apprennent qu’ils vont devenir parents, c’est la panique. Ils détestent la ville de province où ils habitent, et maintenant que les parents de Burt déménagent, plus rien ne les y retient. Ils décident alors de partir à la recherche de l’endroit parfait où fonder leur famille. Sur leur chemin, ils rendent visite à leur famille et à de vieux amis. Certains leur paraissent fous à lier, d’autres leur donnent envie de suivre leur modèle… Mais finalement, tous vont aider à leur manière Burt et Verona à réaliser qu’ils n’ont peut être besoin que l’un de l’autre pour fonder leur foyer.



Le synopsis annonçait déjà la couleur d'un road-movie d'un genre nouveau. Voyager pour chercher à se poser quelque part était un scénario peu exploité et on n'est pas déçu que Sam Mendes (American Beauty, Les Noces Rebelles) s'y attaque. Les personnages de Burt et Verona sont attachants et se complètent parfaitement. Burt représente parfaitement le grand ours affectueux un peu lourdo et gaffeur qu'on ne peut pourtant s'empêcher d'aimer car son humour égaye chaque situation. Verona est plus posée et s'ouvre largement à tous les personnages rencontrés au fil des villes. En fait, le couple représente parfaitement les deux ambiances du film : Burt a l'esprit léger de la comédie et Verona l'aspect plus psychologique du film.

En effet, le film invite le spectateur à une réflexion sur la famille et l'éducation. Burt et Verona sont des futurs parents très stressés et soucieux de l'éducation que va recevoir leur enfant. Au début ils sont perdus et aux fil des rencontres ils apprennent surtout l'éducation qu'ils ne veulent pas lui donner. Entre une mère qui critique ses enfants à deux mètres d'eux et des parents aux principes de vie assez louches, comme le lit familial, le couple est assez retourné, et nous aussi. Et puis ils se rendent comptent que même chez les familles les plus parfaites en apparence se cachent problèmes et déceptions. La scène finale, qui invite à verser une larmichette, nous dit ouvertement que rien ne vaut un amour mutuel pour fonder une famille qui nous conviendra.


A mi-chemin entre la comédie et le road-movie psychologique Away We Go donne une grande leçon de vie plongée dans le rire. De plus, la B.O contient George Harrison, les Stranglers ainsi que le Velvet Underground : on passe donc un agréable moment musical. A ne manquer sous aucun prétexte.

Jessyka

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