Humbug - Arctic Monkeys


Avouez que depuis 2007 on manquait sérieusement de Singes de l’Arctique, c’est bien connu quand il s’agit d’eux, deux ans en paraissent 10 alors on a l’impression d’avoir attendu aussi longtemps que pour l’album solo de Pete Doherty.Humbug s’annonçait grand, voire très grand, parce que produit par Josh Homme et que les Arctic Monkeys avec un son heavy à la Queens Of The Stones Ages ça donne de suite une folle envie de se pencher sur la chose. Lorsqu’il fut leaké le 3 autant dire que ma face était la personnification du bonheur, il était donc temps de se lancer dans une review.

Et pour ce troisième opus, c'est comme si un cinquième membre avait rejoint le groupe: l'assurance, vous connaissez ?Car en effet si une chose frappe sur cet album, c'est bien cette maturité qu'ils ont acquis, (comme quoi les side project peuvent avoir de très bonnes vertus).On a donc là un troisième album au son obscure, qui mélange savamment la vivacité et la nervosité des titres de Favourite Worst Nightmare, ainsi que la splendide noirceur d'un Rascalize (1er album des Rascals, groupe de Miles Kane, est-il réellement nécessaire de présenter le personnage?).



1. Ouverture avec « My Propeller », il faut attendre 22 secondes pour que la voix d’Alex éclose sur cette mélodie douce et puissante à la fois. Monsieur Turner n’en finit plus de muer, sa voix est très différente des deux premiers albums du groupe et si elle se rapproche du Last Shadow Puppets ce n’est pas pour autant la même. Il y a comme un jeu de séduction entre sa bouche et nos oreilles.

2. On continue avec la déjà connue « Crying Lightning ». Dès la première écoute du single je m’étais dis que la « foudre » était très en vogue ces temps-ci, après le « Shock of the lightning » d’Oasis , devenu mythique grâce à ses « Come in, Come out, Toniiiight » vient « Crying Lightning » qui est lui aussi, je pense, destiné à devenir mythique avec son refrain (« Your past-times, consisted of the strange , And twisted and deranged , And I love that little game you had called : Crying lightning ! And how you like to aggravate the ice-cream man on rainy afternoons ») qui pourrait aider les orthophonistes en l’utilisant pour travailler la prononciation, Alex découpe chaque syllabe avec sensualité ; c’est divin.

3. « Dangerous Animals » est LE nouveau Brianstorm, batterie à l'appui. Notre chanteur épelle le titre, des choeurs pour redorer un peu le tout; que dire de plus: efficace ces singes, comme toujours. Une chanson énergique, jouissive.

4. En entendant « Secret Door » pour la première fois, on ne peut s'empêcher d'être ému d'avoir retrouvé une ballade à la Last Shadow Puppets. Et pour preuve, c'est un son pop et mélodieux que nous offre cette pépite.

5. « Potion Approaching » me laisse un peu de glace, ce n’est pourtant pas une mauvaise chanson mais la placer entre « Secret Door » et « Fire and the thud » lui enlève certainement beaucoup.

6. « Fire and the thud » reste dans l’ambiance glauque de l’album tout en donnant une envie de danser sur les premières notes. Il faut attendre la troisième minute pour entendre (si l’on tend bien l’oreille) notre chère VV qui accompagne Alex au chant. Décidemment notre Alison internationale est partout et collabore avec tout le monde, je fais référence ici à son projet (réussi) avec les Dead Weather. Cette collaboration n’est pas vraiment surprenante car la belle avait déjà chanté avec Alex l’été dernier lors d’un concert des Last Shadow Puppets.

7. « Cornerstone » est pour moi LA ballade de l’année. Cette chanson donne toute son utilité au briquet, elle donne envie d’allumer une cigarette ou bien d’agiter les bras en l’air briquet en main. Une chanson moderne pour les jours de mauvais temps, les ruptures pas amicales, les disputes entre meilleurs amis, l’impossibilité d’aller voir le groupe en concert au Zénith…

8. Dancing Monkeys !
Après un « Dancing Shoes » sur Whatever People Say I Am That’s What I’m not (remarquez qu’à l’inverse des cheveux d’Alex, les noms d’albums ont raccourcis, avec FWN entre temps), on retrouve sur Humbug l’envie de danser avec « Dance Little Liar », la gaieté en moins. Dance Little Liar c’est plutôt un slow ou un collé-serré aussi sensuel que la voix d’Alex.

9. Il faut attendre « Pretty Visitors » pour retrouver un peu des précédents albums , les couplets sonnent très Favourite Worst Nightmarien pour le plus grand plaisir de mes oreilles tandis que le refrain, plus calme, fait légèrement froid dans le dos.

10. Un final en beauté, encore une fois, long (5 :43) qui semble nous dire que ce n’est pas la fin. Ce qui émane de la bouche d’Alex sonne très sombre et profond, l’ambiance du morceau est contrastée, certainement grâce à la panoplie d’instruments utilisés.


En conclusion, on se sera pris du changement dans la gueule, une bonne claque et je me serai sentie vieillir à 15 ans... mais quand on évolue vers des Cornerstone et des Secret Door, ça ne peut décidément pas être une mauvaise chose !
Alors on en redemande, et on prie jusqu'à l'aube pour que ces quatre là continuent à enchaîner les albums comme des petits pains (traduction: pas de break de 4 ans comme leurs grands frères les Strokes)



Review placée sous le signe de la collaboration (The-Cat-Claw : pistes 3 et 4, Jessyka : les autres)

1 commentaires:

  1. Je suis tout à fait d'accord avec votre analyse de l'album Girlz!
    Cornerstone & Dangerous animals sont justes époustouflantes...Le clip de Cornerstone par contre ... Alex Turner se la joue à la Khmer Rouge! xD
    D'ailleurs, c'est quoi ce bordel sur sa tête ?? On se cotise pour lui payer ? coiffeur ? :)

    Enidnama

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