POURQUOI LE NOUVEAU BLACK KEYS EST TOUT POURRI


Il y a 22 heures, les Black Keys publiaient leur nouveau clip pour le single Fever. Je reçois dans la foulée la newsletter du groupe, à laquelle je suis abonnée depuis les plus terribles heures de mon adolescence. Arrivée au bureau, dans un élan d'ennui, je m'adonne au visionnage de la chose. Déjà 159 000 personnes en ont fait autant.

Grand Dieu, je n'en suis même pas arrivée au bout. J'ai de l'urticaire métaphorique qui me torture l'épiderme comme quand Coldplay passe à la radio. Qu'est-ce-que ce petit beat tout punchy, tout radiophonique fait entre les mains de Dan Auerbach et Patrick Carney ? Sérieusement ?
Certes, El Camino, petit recueil tubesque, laissait déjà présager le désastre que serait son successeur. C'est connu, il faut toujours se méfier de l'award du meilleur album rock. C'est souvent l'award du groupe qui tombe dans la soupe commerciale et se cassera définitivement la gueule au prochain essai. Mais je crois que je n'étais tout de même pas préparée à les voir passer du côté "Hit Music Only" de la force.



Et que dire de Turn Blue, l'autre single, balade à minettes aux paroles aussi plates que le buste d'une pré-pubère ? La chose me fait bailler comme un dimanche après-midi vautrée dans le canap' devant Derrick, Mamie ronflant tout à côté. Et ce n'est pas le fond hypnotique pseudo-psyché qui nous fera rentrer dans un morceau pour le coup aussi impénétrable que les voies du Seigneur. Et c'est pas que la chose est profonde, hermétique. C'est tellement accessible que ça finit par te glisser dessus sans que tu t'en rendes comptes. Ça se laisse entendre sans s'écouter vraiment.



Et je crois que ce qui me désole le plus dans cette histoire c'est l'attitude des bloggeurs et journalistes musicaux face à l'évolution du groupe. Ceux qui ont arrêté de parler d'eux à la fin des années 2000 (entre Attack & Release et Brothers) ont sûrement adopté la bonne attitude. Mais ceux qui continuent à couvrir la moindre sortie comme s'il s'agissait du Saint Graal commencent sérieusement à me courir sur le haricot. C'est d'ailleurs plus du partage que de la couverture médiatique, c'est du "kikoo les Black Keys ont sorti un nouveau titre on ne fera aucun commentaire dessus mais tu peux aller l'écouter tout seul comme un grand". C'est de la machine à clic comme eux font de la machine à fric. C'est brasser du vide sur du vide. 

Alors que, quand même, c'est pas bien compliqué de poser ses couilles sur la table et de dire qu'entre The Big Come Up (2002) et les prémices de Turn Blue (2014) il y a un fossé musical aussi large que celui qui sépare BRMC et Miley Cyrus. Alors certes, si ton blog est un peu influent, tu ne recevras peut-être plus le catalogue de Nonesuch Records. Rien de bien grave puisque tu pourras toujours écouter en stream leurs sorties et que rien ne t'empêchera de signaler les quelques bonnes parutions du label. Qui sont - étrangement - de plus en plus rares. Au moins, tu auras la conscience musicale tranquille.

 Ce qu'elle est loin, l'époque où le duo s'enfermait dans la cave de Patrick Carney et enregistrait un album en 14 heures sur un magnétophone 8 pistes. C'était l'époque d'un blues qui dépotait. Tu pouvais fermer les yeux en écoutant Thickfreakness et voir les pin-ups valser, les déhanchés causer des dommages collatéraux et les esprits se remplir d'insanités. Il y avait de l'esprit et un bagage culturel dans leurs compositions comme dans leurs reprises.

Au début des années 2000, ils sortaient des disques parfaits pour faire l'éducation musicale des adolescents tourmentés. En ce début d'années 10, ils s'apprêtent à sortir la B.O de l'été des jeunes hipsters de seconde zone et des radios friandes de rock commercial. Voilà comment les Black Keys ont réussi l'exploit de me faire regretter l'époque où j'étais boutonneuse et rejetée par mes camarades de classe.





Jessyka

4 commentaires:

  1. Comme il est de bon ton de pourrir les artistes qui accédent à une certaine notoriété ! quel snobisme underground tout naze ! Ce serait quoi le deal pour rester respectable ? se condamner à la tournée des mjc ? bière chaude et jambon beurre pour l'eternité ? Je précise que moi aussi je les écoute depuis le début et les ais vus dés la première date en france... j'y vois une évolution pas de compromission...

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  2. Personnellement je les ai toujours trouvé à chier, chacun son avis!

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